Gérer son temps: quelques principes fondamentaux

 Gérer son temps: quelques principes fondamentaux

Le temps est le seul ennemi contre qui on ne gagne jamais.

Oui, mais on peut s’en accommoder. Le pire avec le temps, c’est le temps perdu à ne rien faire, à « glander » sur les réseaux sociaux. Ces minutes interminables qui ne vous apportent rien, que vous aurez oublié 5 minutes après. Le temps de l’ennui.
Je n’ai aucun remède -même si un bon mindset ne pourra que vous aider à l’appréhender et en faire votre ami- mais il existe certains principes, des méthodes, des théorèmes, matrice où courant de pensées (appelés les comme vous le voulez) qui peuvent vous aider à vous organiser.

La loi de Carlson: ne pas être déconcentré

On commence par la plus évidente: ne pas faire autre chose que sa tâche. Si on est perturbé (lecture email, messenger, etc) on va séquencer son travail et il prendra plus de temps car pas à 100% en continu voir jamais. On commence, on fait, et on prend une pause en suivant la loi d’Illich.

La loi d’Illich: Le repos aide à la productivité.

La loi d’Illich dit juste une chose: sans pause, notre esprit va perdre en efficacité car perte de concentration. Il est important de s’octroyer des temps morts pour être efficace sur les temps de travail.
Si cela vous intéresse, je vous invite à regarder la technique de Podoromo. Pour faire simple, 25 minutes de travail chronométrés, 5 minutes de coupure.

La matrice Eisenhower: La gestion des tâches par priorités

C’est clairement ma préférée et la plus utilisée. Pour faire simple, nous allons classer sur une matrice (x4) l’urgent et pas urgent, avec l’important et pas important.

  1. Urgent et important (les tâches à fa55ire immédiatement).
  2. Important, mais pas urgent (Si ce n’est pas fait aujourd’hui, on les fera demain).
  3. Urgent, mais pas important (Si c’est possible, on délègue. on on fait vite).
  4. Pas urgent et pas important (donc ne servent à rien, on vire).

La loi de Laborit: partisan du moindre effort

Cette loi part d’un principe universel: nous sommes naturellement conditionnés pour faire et ne pas faire de nous même certaines choses:
Chacun d’entre nous réagit différemment, et je suis sur que vous vous reconnaitrez sur l’une de ces actions:

  • Effectuer ce qui nous fait plaisir avant de réaliser ce qui est moins agréable (c’est tout moi)
  • Faire ce que les autres nous demandent avant nos désirs.
  • Commencer par ce qui va vite avant ce qui prend du temps.
  • Choisir ce que nous connaissons avant l’inconnu (zone de confort)
  • Réaliser l’urgent avant ce qui est important (Eisenhower)
  • Faire ce qui est facile plutôt que ce qui est difficile.

Le plus facile, notre choix numéro 1 est souvent un mauvais choix. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire: aller contre-nature.
Si vous aimez les lois des faignants, la loi de Pareto adaptée à la gestion du temps en est 1:

Loi de Pareto : 80/20

  • 80% de vos efforts amèneront 20% des résultats
  • 20% des efforts amèneront 80% des résultats

La loi Hofstadter: une estimation erronée de notre timing

Combien de fois vous êtes vous donné un délai que vous ne respectez pas pas?
En fait, mal calculer son délai trop court ou trop long a des effets néfastes.

  • Si il nous manque du temps, nous aurons tendance à nous surmener, être fatigué, moins alerte, avec un risque d’abandon. « C’est mort, j’ai pas le temps »
  • Si le délai est au contraire trop long, on touche ici une autre loi qui est la loi de Parkinson: « tout travail tend à se dilater pour remplir tout le temps disponible ». En gros, on sait qu’on a de la marge, on ne se presse pas et on finit à manquer de temps ou on prend tout le temps imparti alors que nous aurions pu faire cela plus vite et faire autre chose à coté.

Pour réussir à s’approcher du temps qu’il nous faut réellement, je vous suggère de découper en tâches. Estimer chacune de ses tâches tout en se laissant un peu de marge, au cas où. L’idée est d’estimer un peu plus que le temps qu’il nous faudra réellement sans s’éloigner trop de la réalité pour éviter de flâner.

La loi de Fraisse: 1 heure n’égale pas 1 heure

Pour faire simple, en fonction du moment de la journée, de votre environnement, vous ne ferez pas autant sur la même durée. Plus évident: ce qui vous plait sera fait plus rapidement que ceux qui nous ennuie.
Fraisse est un précurseur de la chrono-psychologie, comprenez par là: la durée du temps est psychologique, quand on aime cela passe plus vite que si nous faisons une tâche qui nous déplait.
De cela on peut en tirer une leçon: bien choisir l’ordre de ses tâches. Ne pas hésiter à commencer sur les choses qui nous déplaisent pour justement ensuite avoir la satisfaction d’avoir fini et enchainer sur ce qu’on aime. Ce n’est pas la loi qui personnellement me sert le plus, mais il est important de la comprendre pour optimiser son organisation. Alterner ce qu’on aime et ce qu’on aime pas, apprendre à gérer son temps avec nos émotions.

D’autres lois existent et sont intéressantes. Certaine sont des compléments voir des doublons de celles présentées ici donc je ne vous les met pas toutes. L’idée est vraiment de présenter des courants de pensées complémentaire pour que vous puissiez vous faire votre propre gestion du temps et des priorités

  • Loi de Murphy (loi des séries, toutes les emmerdes s’enchainent > principe de précaution.
  • Loi de Douglas: l’espace temps. On perd du temps à chercher nos documents, … si ce n’est pas rangé/ordonné.
  • le principe d’un temps pour chaque chose (Roi Salomon). cela rejoint plusieurs lois citées.
  • Loi de Kotter: changements visibles rapidement = plus de motivation et effort = moins de temps sur le total.  / création d’un sentiment d’urgence = esprit en alerte
  • Loi de Taylor (le Taylorisme): Une organisation rationnelle: l’ordre par lequel vous effectuez vos tâches va influencer le temps nécessaire pour les réaliser.
  • loi de Swoboda-Fliess-Telscher: on essaye de planifier nos tâches également en fonction de notre biorythme. Par exemple: éviter les tâches complexes et urgentes/importantes à faire après manger, on est dans une phase de digestion.

Je vais terminer pour le fun avec mes 2 LOIS CADEAU :

Loi MySocialManager 1: l’efficacité prime sur la productivité.

J’aime cette loi, c’est un de mes adages. J’aime le dire, je suis un faignant, mais un faignant passionné. Pendant des années j’étais productif, mais sans voir le bout. Produire ne rime à rien si il n’y pas pas de résultat. La différence?

  • Vous avez bossé toute une journée, vous vous dites: chouette, j’ai passé la journée à bosser, j’ai rien lâché je suis content….
  • Moi je vais me dire: chouette, j’ai fait en 2 heures ce que j’aurais fait avant en une journée. J’ai bien bossé, je suis content je vais pouvoir faire autre chose EFFICACITE !

La 2ème loi va dans le même sens:

Loi MysocialManager 2: l’imparfait vaut mieux que le parfait jamais atteint.

Encore du vécu et une prise de recul. Il en faut pour avancer. Des années durant je voulais réussir parfaitement mes projets…. Un site internet qui soit parfait avant d’être lancé. Une stratégie qui soit parfaite avant d’être appliquée, un organigramme qui soit parfait avant de poser la première pierre…. trop de parfaits qui ne sont jamais sortis de terre car je trouvais toujours quelque chose. En fait je vivais dans ma bulle.
A un moment, il faut se dire STOP. C’est bon, il y aura des correctifs mais c’est bon, GO !!
Avec du recul, c’est également le principe des 80/20. Mes 80% de temps passés à cette recherche de parfait n’ont rien produits en résultat alors que les 20% du temps où j’étais efficace m’ont amenés les quelques résultats du passé. Aujourd’hui je focus sur l’efficacité, en me fixant des timing, en reprenant plus ou moins les lois énoncées dans l’article. Et si cela ne convient pas à tout le monde…. de toute façon jamais il n’y aura 100% de contents, alors je suis en phase avec moi même, et c’est déjà beaucoup. Merci

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